21/03/2009

Un livre d'une beauté soufflante

En publiant le remarquable Congo pays magnifique rédigé et illustré par deux Belges du Congo, Alain Huart (un coopérant, conseiller du ministère congolais de l’Agriculture, qui enseigne aux universités de Kinshasa, de Lubumbashi et du Graben à Butembo) et Chantal Tombu (une historienne d’art du Musée royal d’Afrique centrale détachée au Musée national de Lubumbashi), les Éditions Weyrich à Neufchâteau ont frappé un grand coup : celui du retour sur le devant de la scène belge d’un pays en tout point admirable, car la géographie en est sublime, l’histoire attachante, les traditions envoûtantes, les climats surprenants, les richesses naturelles innombrables, la flore somptueuse, la faune plus préservée qu’on ne le croit, la richesse humaine incommensurable, les arts, premiers ou actuels, bouleversants et la musique inimitable…
Ces auteurs en dressent le portrait avec autant d’amour que de lucidité et ils en donnent à une image inédite, notamment par des photographies saisissantes de vérité et d’humanité, où l’espoir le dispute au rire éclatant et les affres de la crise actuelle à l’attente de lendemains plus heureux, une image volontairement propre à ranimer chez les plus entreprenants d’entre nous l’envie de participer à la reconstruction d’un pays légendaire.
Une attention toute particulière a été apportée au Bas-Congo, de la façade atlantique jusqu’à Kinshasa en passant par Boma et l’arbre de Stanley, la maison Fisher, l’église en fer ou la première résidence du Gouverneur général de l’État Indépendant du Congo, Kimpese et ses monts de Cristal ou ses maisons anciennes sur pilotis, Kisantu et sa cathédrale ou son jardin botanique, Matadi et son port, ses collines ou son Hôtel Métropole, Mbanza Ngungu et son palais de justice, Luki et ses archives botaniques, Zongo et ses chutes d’eau, sans oublier le plages de Nsia Mfumu, les cimetières en bord de route entre Boma et Matadi ou le magnifique groupe monumental en bronze (actuellement démembré, hélas…) qu’Arthur Dupagne consacra dans les années 1920 à la mémoire des malheureux porteurs du « sentier des caravanes » entre Matadi et Léopoldville…
De quoi réveiller, « en tout cas », la nostalgie de tous les bons « Nokos mundélés » ('oncles européens') en qui sommeille encore un « Bula Matari » ('Casseur de pierres', surnom de Henry Morton Stanley). Vraiment !

(source : http://lireestunplaisir.skynetblogs.be, Journal d'un chroniqueur littéraire)

13:27 Écrit par strom1 - dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

Salut Alain,

votre livre, tes photos me parlent. Elles sont remplies de sens et sont d'une grandes richesses pour nous, pour les congolais aussi. On y voit tellement de belles réussites artistiques, agricoles, .....Cet ouvrage donne une motivation, une énergie et de l'enthousiasme à son lecteur. c'est un outil pédagogique. Il m'a permis de re-situer les différentes régions du pays et d'y associer leurs différentes activités.
Voilà, ton livre m'a bousculé positivement. Il réveille en moi quelque chose et me donne envie de faire découvrir ce pays Olivier

Écrit par : Olivier | 24/03/2009

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